Ce que dit la règle
L'article 200 du CGI ne distingue pas selon le mode de paiement : espèces, chèque, virement ou carte ouvrent les mêmes droits. La condition n'est pas le moyen de paiement, mais la justification : un reçu fiscal nominatif émis par un organisme éligible.
Comment bien faire un don en liquide
- Remettez les espèces contre reçu immédiat ou faites-vous identifier (nom, adresse) au moment de la remise ;
- Vérifiez que le reçu mentionne le mode de versement « espèces » et le montant en chiffres et en lettres ;
- Conservez le reçu au moins 3 ans après l'année de déclaration (voir notre guide du CERFA 11580).
Côté association : les précautions
Une association peut recevoir des espèces sans limite légale spécifique (la limite de 1 000 € des paiements en espèces concerne les paiements à des professionnels, pas les dons). Bonnes pratiques : double comptage, registre des dons en espèces, dépôt en banque rapide avec bordereau, et numérotation rigoureuse des reçus — l'amende de 25 % pour reçu irrégulier (art. 1740 A) s'applique aussi aux dons en liquide mal documentés.
Les limites pratiques du liquide
En cas de contrôle, un don en espèces repose entièrement sur le reçu : pas de trace bancaire pour corroborer. C'est pourquoi, au-delà de quelques centaines d'euros, le virement ou le don en ligne protège mieux le donateur comme l'association. Le don en ligne via CerfApp génère le reçu CERFA n°11580 automatiquement — à déclarer ensuite en case 7UF ou 7UD.
Cas particulier : la tsedaka et le denier du culte
Les dons réguliers en espèces aux associations cultuelles (tsedaka, denier, quête identifiée) sont déductibles dans les mêmes conditions : remise identifiée + reçu. Pour la tsedaka quotidienne, une solution comme la boîte de tsedaka numérique de CerfApp (Tsedakapp) permet de cumuler de petites sommes et de recevoir un reçu fiscal consolidé.